Sciences de la complexité

Publié le par Yvan Hladky

Des Sciences de la complexité

(ce texte est muni de hyperliens pour accèder aux sources)

Yvan Hladky

 


Il n’y a aujourd’hui pas plus de raison pour l’optimisme que pour le pessimisme. Tout reste possible, mais tout demeure incertain.

Immanuel Wallerstein

 


La littérature postmoderne  ( un faux titre ? )

( Je veux bien m’arrêter à la science d’abord, encore avant de « déconstruire » la littérature post-moderne ou postmoderne. )

Le philosophe Jean-François Lyotard a trouvé qu’une relation durable est bien possible entre le développement des sciences de la complexité et l’imaginaire de la philosophie du postmoderne. La double modalité du continu et du discontinu, la science postmoderne en concentrant ses recherches sur les phénomènes instables, bouleverse la dynamique des systèmes d’un monde de Laplace, fondé sur les principes de régularité et de prévisibilité qui perd sa fonction universelle et dont la validité devient que locale. Immanuel Wallerstein qui nous dit que tout reste possible, mais tout demeure incertain entre autres aussi dans la science contemporaine marquée comme la philosophie du postmoderne de catégories : Chaos, logique floue, fractales et dédoublement où la spirale cylindrique du temps se transforme en évolvente qui ouvre toutes les fins possibles à la fois à un effet physique en cours. Voyons aussi comment aboutir à l'intercontenence des mondes, parallèles mais différents ou différands...


Dirait-on que la bille lancée sur son trajectoire dans un jeu de roulette, « sait » où elle va s’arrêter : sur le rouge, pair, 32 ? Les processus irréversibles, par exemple une flamme, sont explicables plus facilement. Le monde était connu, stabile, décrit et catalogué. Dues par exemple à la mécanique quantique et les théories sur les principes mathématiques du chaos, notamment sur le facteur imprévisible et instable, ces « connaissances » ne deviennent que des explications de l’inexplicable.

Et c’est ici, où la philosophie postmoderne et disons la science du désordre et du chaos se donne la main avec cette logique plutôt floue. Prigogine nous a postulé dans La Nouvelle Alliance en 1979 :Les processus irréversibles (associés à la flèche du temps) sont aussi réels que les processus réversibles décrits par les lois traditionnelles de la physique ; ils ne peuvent que s’interpréter comme des approximations des lois fondamentales. Les processus irréversibles jouent un rôle constructif dans la nature. Et « les systèmes dynamiques stables » ne constituent qu’une partie, mais seulement une petite partie, de la réalité physique. Dans les systèmes instables, des conditions initiales légèrement différentes, qui sont toujours et nécessairement particulières, suffisent à produire des résultats immensément divergents. .Et pour en finir avec la science aux temps du postmoderne : Le principe d’incertitude de Werner Karl Heisenberg nous dit déjà en 1927 que l’univers n’est ni prévisible ni déterministe et il continue plus loin encore. Dans le cadre de cet article sur la science aux temps du postmoderne je ne peux que recommander les liens utiles vers les sources que j’ai trouvé pendant ma recherche.


Qui aurait peur de la littérature postmoderne ?


En somme, on se livre à la découverte du peu de réalité de la réalité, associée à l’invention d’autres réalités
 
                                                                 Jean François Lyotard, Le postmodernisme expliqué aux enfants.

 


Historique


Alors bon : Je l’ai trouvé et montré, ce degré d’influence de la pensée postmoderne sur l’architecture, sur la société de l’Occident et sur une société postindustrielle et même sur les sociétés tribales avant leur faillite vers le surréel, dans la science de la complexité et ses disciplines. Je vise toujours la littérature, je l’ai promis tout au début. Le déclin des temps modernes s’annonçait déjà longtemps et une nouvelle pensée devrait suivre, alors on va pouvoir se demander quand naquit cette pensée ? En 1927 avec le principe du l’univers imprévisible de Heisenberg ? Avec la mort de Guillaume Apollinaire en 1918 ? Avec Pannwitz en 1917 ? Ah bon, celui-là parle de J. K. Huysmans (1879). Ce moment de changement, comme tout dans le postmoderne, est flou et mal définissable. Les philosophes l’ont inauguré en Europe, des Français, qui donc autre. Aux USA le postmodernisme a commencé aussi avec l’architecture pour entrer dans la littérature qu’après. Les philosophes du postmoderne ont influencé les écrivains, d’ailleurs parce que beaucoup d’entre eux avaient une éducation qui leur donna l’occasion de mener une existence hybride prof de philo / écrivain. Même leurs étudiants n’ont parfois que de vagues connaissances des œuvres littéraires et des pensées postmodernes de leur prof. Voilà, je m’approche. Les noms que j’ai déjà mentionnés, Derrida, Lyotard, Deleuze, Foucault, Kofman, je vais regarder un peu comment… le postmoderne entre sur la scène :


La littérature

Les moyens et outils applicables sur ou dans un roman postmoderne sont connus d’autres types d’écritures, mais accentués selon les lois de l’incertain et de l’imprévisible qui ne sont pas les lois de l’hasard quand même, sont soumises volontiers à des épreuves de l’intertextualité. On dirait des œuvres volés ou détournés et le pauvre auteur se laisse déshonorer ? Ne confondons pas une communication intertextuelle avec le manque d’intelligence émotionnelle du commentateur ou critique.
 
Allusion, une évocation de faits connus d’une situation, lieu, personne. Un Auteur se renferme dans une zone dont il suppose la connaissance par le Lecteur qui reste « sur sa faim » s’il n’est pas au courant. Devait-il l’être ? Palimpseste, découpage de parties de « phrases d’ailleurs ou du dessous de ce texte » et introduction dans son propre écrit en « couches » autour du méta noyau secret, on doit lire ce qui est sous les caractères, qui ne le voit pas ne peut pas le lire, le texte lui déplait. Plagiat, la plus simple méthode d’exploiter ce qu’un autre à déjà décrit. Et naturellement on découvre des syllogismes camouflés ou  ostensiblement proclamés, des fausses conclusions basées sur des faits inexistants, remarques sous ligne sans relation aucune avec le texte. Reécriture de textes d’autres auteurs, avec ou sans leur permission, des fois une vraie amélioration, des fois seulement une bêtise apparente, c’est l’intertextualité dont on parle, mais souvent des simples copistes s´emparent du texte. Fausses citations qui donnent une impression d’authenticité ou historicité du texte exposant une information apparaissante vraie, objective, mais qui ne l’est pas. Critiques littéraires de son propre œuvre, l’Auteur progresse jusqu’à sa dévalorisation voulue, des fois ces commentaires très sévères sont publiés sous un faux nom ou pseudonyme pour effacer les traces. Décomposition du temps, par exemple, qui s’écoule en avant, en arrière ou reste simplement immobile, une méthode de montrer l’intérieur des choses de leur centre. Le non respect de l’unité de temps et du lieu, ( alors des coordonnées spatio-temporelles ) qui produit des sauts ou spirales du passé, présent et du futur dans le texte, répétitions de paragraphes déjà écrits sous un autre angle de vue…

Ce que les adversaires du postmodernisme refusent et pourquoi ils deviennent méchants : 

Reécriture par l’Auteur même de son propre texte et abandon temporel de toute forme ancienne. Délegitimation et décanonisation des valeurs acceptées jusqu’à présent, l’Etat, la Famille, le Mariage, la Religion, la société tribale basée sur l´inceste, la Patrie, le manque de respect des normes de comportement, les traditions, les autorités, les lois, ou tout à la fois.

Conclusion ?

Si on montrerait du doigt sur Staline, Lénine, Hitler ou Hussein comme sur des Guignols et Polichinelles dans le temps de leur règne, on perdrait non seulement ce doigt mais la vie. Toutes ces valeurs sont des catégories à s’en foutre, dit-on. La question se pose : Sont-elles vraiment superflues ? Oui, elles le sont, mais comme tout, meme leur non-valeur  demeure incertaine.

Quod erat demonstrandum...

LIENS

Jean-François Lyotard

http://web.fu-berlin.de/postmoderne-psych/berichte1/bruder_pomo_subjekt.htm

Mécanique quantique

http://www.futura-sciences.com/comprendre/g/definition-mecanique-quantique_844.php

http://perso.club-internet.fr/jac_leon/IdeesPhy/Atome/atome6.htm

Mécanique de Newton

http://www.futura-sciences.com/comprendre/g/definition-mecanique-newton_843.php

Principe d’Heisenberg

http://www.conspirovniscience.com/quantique/incertitudeHEIS.php



© copyright Yvan Hladky, Paris 2006 - 2010

Publié dans Philosophie

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clovis simard 03/06/2012 13:36


Blog(fermaton.over-blog.com), No-30. - THÉORÈME DE L'IGNORANCE. - De l'imaginaire au Possible ?

navytex 05/06/2012 11:39



DÉMONSTRATION DU GRAND THÉORÈME DE FERMAT et le THÉORÈME DE L'IGNORANCE ?? Merci pour ton commentaire, voilà... le POSSIBLE,  xn + yn = zn n' enfin aux temps postmodernes ?



clovis simard 03/06/2012 13:36


Blog(fermaton.over-blog.com), No-30. - THÉORÈME DE L'IGNORANCE. - De l'imaginaire au Possible ?